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Vilma
Solaire

Article de presse sur l'Indépendant
1 avril 2023 Presse

Article de presse sur l'Indépendant

Ils pourraient être père et fils ; ils sont aujourd'hui amis et collègues associés, après avoir
été respectivement patron et employé. Rencontre avec Jean-François Mathon et Tim Vilela à Argeliers, où ils ont créé Vilma : une entreprise spécialisée dans l'énergie
photovoltaïque, à leur image, libre de toute pression commerciale... et branchée sur
l'humain.2

"Bonjour, tu te rappelles de moi ?" En ce jour de septembre 2018, un jeune homme d'une vingtaine d'années déboule dans le modeste atelier de Jean-François Mathon, à Argeliers. Depuis des années, ce "vieux loup du solaire" y vend et installe des kits solaires photovoltaïques. Il le fait pour des particuliers "branchés" autoconsommation d'électricité renouvelable, bien avant que cela devienne la tendance actuelle. Une activité en solo,"simple et solaire", comme le nom de sa petite boîte. Alors, non, "Jeff" ne se rappelle pas du tout de ce garçon au regard franc, qui s'exprime sur un mode "sujet, verbe, complément"... droit au but. Une anecdote le remet sur la piste,lointaine, d'un collégien venu durant une semaine dans l'entreprise : ça y est, c'est Tim Vilela,un jeune Narbonnais qui avait découvert avec lui le photovoltaïque, durant son stage de 3° ... Six ans plus tôt ! "Tu m'embauches ?", finit par lui demander Tim."C'était gonflé", se remémore Jean-François Mathon. "Moi, à ce moment-là, je n'avais pasforcément besoin de quelqu'un en plus. J'ai dit non".

Fin de l'histoire ? Ce serait mal connaîtreTim… "Je suis revenu le voir le lendemain », raconte-t-il à son tour. « Avec ma compagne, nous avons réfléchi à ce qu’il nous fallait pour vivre. Et on avait calculé que si j’avais de mon côté 800 € de salaire par mois, ça pouvait suffire. C’est ce que j’ai demandé à Jeff : est-ce que tu peux me prendre à mi-temps à ce tarif ?". Et cette fois, malgré les interrogations, ce sera un "oui".

"J'ai créé un chef d'entreprise"

Pour le jeune Tim Vilela, c’est un retour aux sources de son illumination pour le solaire,
auprès de son "mentor", lequel avait mis sa motivation à l’épreuve dès cette semaine de
stage de collège, en l’embarquant sur les quatre jours de la foire lézignanaise de Promaude…
week-end compris ! "Pour moi, c’était une évidence en fin de stage : c’est ça que je voulais faire", raconte-t-il. Le garçon passe son bac à Narbonne puis suit sa mère à Digne-les-Bains, où il suit une formation en alternance dans une entreprise qui pose… des systèmes
photovoltaïques. "En cours, je n’ai rien appris ; tout se passait pour moi sur le terrain. Et
l’entreprise avait tellement de chantiers que ça posait problème que je sois absent une semaine
tous les mois. Alors les patrons m’ont proposé un CDI".


Trois années passent, pendant lesquelles Tim gère toute la partie "électricité" des chantiers.
Puis la vie le ramène vers son Narbonnais natal. Et devant la porte de « Jeff ». Elle s’ouvre
donc à lui, pour un réenchantement du solaire… pas immédiat : "Pendant les six premiers
mois, j’ai commencé à désapprendre", dit Tim en souriant. Pas forcément évident de ne plus
travailler « à la va-vite » quand on a été pendant des années sous la pression de chantiers
minutés. "Son premier chantier tout seul, il l’a réalisé en cinq jours, au lieu d’un seul
normalement", se rappelle Jean-François Mathon. "Il a dû tout décortiquer à l’extrême" : le prix
à payer pour une maîtrise véritable d’installations sensibles sur le plan de la sécurité ou de
l’étanchéité, quand les panneaux sont fixés en toiture.

"J'avais 22 ans et je ne me serais jamais lancé tout seul"

Au bout d’une année, l’activité augmentant, "Jeff le patron" monte le temps de travail de "Tim
le salarié". Le courant passe, formidablement. "Je ne me souviens pas d’un seul jour de
tension", raconte ce dernier. Et leur complémentarité apparaît : "une fibre technique" pour
Jean-François, qui forme Tim à l’autoconsommation, lequel "s’aperçoit qu’il a une fibre
commerciale". Nous sommes en mars 2020. Survient la période de glaciation du Covid-19 et
du premier confinement… Un temps d’arrêt que Jean-François met à profit pour échafauder
et proposer à Tim un projet de transmission et de développement hybride : créer une
seconde entreprise à côté de "Simple et solaire", qui garderait l’activité de revente de kits et aussi de conseil. La seconde serait dédiée à l’installation de systèmes solaires en
autoconsommation ou raccordé au réseau électrique, avec eux deux en associés… et un
patron majoritaire : Tim !


"J’avais 22 ans et je ne me serais jamais lancé tout seul au risque de faire n’importe quoi. Là, j’ai
dit d’accord, car derrière je savais qu’il y a le support technique de Jeff ". Dans sa famille, où
personne n’a été patron, c’est un mélange de surprise, de fierté et d’inquiétude… "Mais je
n’avais rien à perdre", souligne-t-il. "Vilma solaire" est née, fusion de leurs deux noms de
famille. En quelques mois, Jean-François Mathon voit le jeune homme évoluer, passer
comme il dit en le taquinant "d’un comportement d’employé « moins », qui attend
nonchalamment le client, à chef d’entreprise « plus », qui prend ses responsabilités". Il garde en
mémoire cet épisode où Tim revient d’une visite d’un potentiel chantier. "Il me dit, et c’était la
première fois : "je ne fais pas ce chantier, c’est trop pourri, trop risqué". "Félicitations, tu as passé le dernier cap", je lui ai alors répondu… On peut dire que j’ai créé un chef d’entreprise qui a des valeurs", s’amuse-t-il. Un patron qui a aussi le sens de la formule : "lui n’aurait pas pu
transmettre à une autre personne que moi ; et moi, je n’aurais pas pu apprendre de quelqu’un
d’autre que lui".

«Ma petite entreprise, connaît pas la crise… de nerf »

La "pression patronale", Jean-François Mathon la connaît bien pour avoir longtemps
travaillé dans l’industrie automobile. Pas question pour lui de reproduire un climat
qui "fait faire des conneries". Son modèle, c’est celui de "l’entreprise sur un mode familial".
Une conviction partagée par Tim Vilela et qui trouve sa concrétisation dans le rythme
de travail conservé par Vilma solaire, en dépit d’une forte hausse d’activité depuis
septembre dernier : l’entreprise est passée d’une moyenne de deux installations par
mois à deux installations hebdomadaires, suscitant l’embauche de deux salariés
poseurs. Sans stress : "pour installer un système de 3 kW, il faut en moyenne 6 heures ;
nous, on en prévoit 12 au total, ce qui nous permet de faire face à tous les imprévus",
indique Tim. Avec les journées du lundi et du vendredi en « zone tampon » pour les
préparations de chantier, les rangements et réparations…
Les deux associés pensent réembaucher sous peu un poseur et pouvoir garder cette
qualité de travail en montant à trois chantiers par semaine. L’objectif est de former les
gens en interne pour avoir deux équipes autonomes qui réaliseront en tout cinq
chantiers hebdomadaires. Ils n’iront pas plus loin, pour préserver cet esprit de famille.